|
Prise de Position Commune Concernant les taxes et restrictions à l’exportation des cuirs et peaux bruts et du wet-blue ainsi que les droits de douane à l’importation du cuir L’industrie du cuir de l’Europe et de l’Afrique de l’Ouest, représentées par leurs associations respectives COTANCE et ASOAC, déclarent conjointement leur désapprobation au sujet de l’utilisation de taxes et autres restrictions à l’exportation de cuirs et peaux bruts et cuirs en wet-blue par un nombre croissant de pays jouissant déjà d’une industrie de la tannerie suffisamment développée pour avoir conquis une part importante des échanges internationaux du cuir. COTANCE et ASOAC affirment que les taxes/restrictions à l’exportation des matières premières doivent être réservées uniquement aux pays qui ont une industrie du cuir naissante et une participation faible au commerce international du cuir. Leur utilisation par d’autres pays empêche aux industries du cuir naissantes de tirer pleinement profit de cet instrument de développement. Leur prolifération provoque une érosion substantielle de la compétitivité des opérateurs dans des pays moins avancés et aux exportations moins développées. Elles causent de fortes distorsions au commerce de la filière et portent un grave préjudice à l’inclusion dans le commerce global du cuir des pays moins développés et au développement harmonieux des échanges internationaux du secteur. COTANCE et ASOAC déclarent également qu’il est dans l’intérêt de leur industrie du cuir de voir l’élimination à l’échelle globale des pics tarifaires et des droits de douane élevés pour le cuir qui ont un effet de déviation du commerce au détriment du développement durable de l’industrie et du commerce du secteur. Ceci devrait être réalisé par une harmonisation et éventuelle élimination des barrières à l’importation du cuir par tous les pays qui détiennent un marché pour le cuir tant dans les pays développés que dans ceux en voie de développement. COTANCE et ASOAC appellent à leurs gouvernements respectifs de poursuivre leurs efforts visant l’élimination de ces barrières au commerce du cuir tant à l’importation qu’à l’exportation qui sont appliquées par des pays qui ne font pas partie du groupe des pays les moins avancés ou qui ont une économie faible et vulnérable. Ils souhaitent que cet objectif soit inscrit dans toutes les négociations bilatérales et multilatérales et notamment le Cycle de Doha. Les signataires de cette déclaration commune estiment que le temps
est venu pour que la communauté internationale établisse
des règles plus justes gouvernant le commerce des produits de la
filière cuir assurant la liberté et la loyauté des
échanges. Signée le 16 juin 2006 |